Et si le courage était plus discret qu'on ne le croit ?

Je pensais que le courage était réservé aux grandes scènes, aux décisions radicales, aux exploits visibles, mais j’ai réalisé qu’il est bien souvent discret, invisible et quotidien. On se dit qu’il sera vu de tous, mais la vérité est qu’on doit faire preuve de courage dans bien plus de petites choses qu’on ne le pense, et la plupart du temps, loin des projecteurs.
Est-ce qu’on naît courageux·se ?
Je me suis souvent demandée si certaines personnes possédaient cette aptitude dès la naissance. J’ai découvert en effet qu’il y a des tempéraments plus audacieux que d’autres. Moi petite, j’étais comme ça. Extrêmement vive, ouverte, pas trop de filtre. Mais en grandissant, j’ai changé. J’ai développé des insécurités et j’ai commencé à me cacher, à douter, et petit à petit, cette force que j’avais en moi, je l’ai mise de coté. J’ai confondu ça avec de la timidité, mais en réalité, c’était juste un manque courage.
On a pas tous la même facilité à être courageux. Certes, certains tempéraments semblent oser plus naturellement car foncent, n’ont pas peur du risque, mais cela n’empêche que le courage reste une aptitude à developper, comme un muscle. Plus tu l’utilises, plus il se renforce, moins tu l’utilises, plus il s’atrophie.
Une vie qui en demande tous les jours.
Vivre pleinement en étant aligné avec soi-même quand c’est inconfortable, aller réaliser ses rêves, prendre la place dans son couloir et dans cette société, ça demande du courage, et pas qu’un peu.
LE COURAGE DE MARCHER DANS SON COULOIR, PRENDRE SA PLACE.
Marcher dans son couloir demande du courage. Mais ce courage ne commence pas au vu et yeux de tous. Il commence par la décision personnelle qu’on prend. Il continue dans la constance, dans la direction prise, et la fermeté face aux oppositions et aux difficultés. Le courage de faire face, rester debout quand on est intimidé, quand au fond on ne se croit plus capable, quand personne ne croit en nous ou quand un autre effort qui nous sort encore plus de notre zone de confort est demandé.
LE COURAGE D’AIMER ET DE PARDONNER.
À mon sens, il n’y a rien de plus courageux que d’aimer. Aimer c’est un risque, et quand on aime vraiment on se rend vulnérable. On expose son coeur, on donne quelque chose qu’on ne peut pas garantir de récupérer. Et quand on est blessé, il faut encore plus de courage.
Pardonner peut ressembler à une défaite. On a l’impression de donner encore à une personne qui n’a rien fait pour recevoir cette grâce et cet amour, alors que c’est la plus grande preuve de courage et de force qu’un homme puisse montrer sur cette terre.
Le pardon n’est pas un effacement , mais un choix, et ça demande une force intérieure de se relever depuis l’endroit de sa douleur et libérer l’offense, et de se libérer soi.
LE COURAGE D’ETRE SOI.
On parle beaucoup d’authenticité, mais est-ce qu’on sait vraiment ce que ça coûte ? Être soi, c’est dire "voilà qui je suis, voilà ce que je ressens, voilà ce que je pense” sans masque, sans filtre et sans performance. Et parfois, on a peur que ce “soi” ne suffise pas. Alors, on se cache, on se tait et on s’adapte.
Mais avoir le courage d’être soi, c’est enfin commencer à vivre librement.
J’ai beaucoup lutté et travaillé à developper ce courage car j’étais fatiguée de vivre dans les prisons dorées de la peur du rejet et du jugement. J’ai compris que ma vie et mon épanouissement valaient plus que les frustrations dans lesquelles je vivais, et que rester sous le regards des autres me coûtait plus que de vivre de manière authentique. Ça me coûtait ma paix, ma joie, ma croissance personnelle et mon épanouissement. Je suis réellement fière des progrès que je fais et du courage dont j’ai fait (et que je continue de faire) preuve. Parce que se priver d’être soi c’est priver les autres de la lumière que tu peux apporter à leur vie. Cette lumière peut apporter des solutions, un sourire chez un dépressif, un éclaircissement aux questions qu’ils se posaient, et pleins d’autres choses. Chaque fois qu’on ose être soi, même un peu, on récupère un morceau de notre lumière, et ça, c’est du courage pur.
LE COURAGE DE SURMONTER LES CHOSES DIFFICILES (EPREUVES, TRAUMA).
Les épreuves, les trahisons, les traumatismes, les déceptions…tout ce qu’on ne choisit pas mais qu’on doit traverser quand même. Le courage ici, ce n’est pas d’être fort tout de suite, mais c’est de ne pas abandonner, de continuer à espérer même quand tout semble mort à l’intérieur.
C’est faire le choix de guérir même lentement ou maladroitement. C’est refuser que la blessure ait le dernier mot sur sa vie. Ainsi, le courage se révèle comme la force qui nous permet d’aller au-delà de nos émotions et de notre réalité présente. Et ce courage reste un choix.
LE COURAGE DE PRENDRE DES RISQUES.
Prendre un risque, c’est croire en une réalité qui n’existe pas encore. Changer de voie, lancer un projet, oser demander, oser dire non, suivre une conviction alors que rien ne garantit que ça va marcher. C’est dire à Dieu : "J’avance, même si je ne vois pas encore", et ça, c’est un acte de foi. Un acte de confiance, mais surtout, un acte de courage.
Aimer, pardonner, se relever, faire confiance encore…Tout cela demande une force qu’on ne soupçonne pas toujours. On peut faire preuve de courage dans les grandes scènes de nos vies, mais ce courage-là est aussi requis dans l’intimité de nos cœurs, dans le silence de nos choix quotidiens.
À quoi ressemblerait le courage dans ta vie aujourd’hui ?
Quel serait ce petit pas audacieux, peut-être invisible aux yeux des autres, mais si précieux pour ton propre chemin ?
L’amour demande du courage, la foi demande du courage, la vie toute entière demande du courage, et Dieu voit, Dieu sait. Il récompense ceux qui choisissent de marcher avec audace, et ce, même en tremblant.
Alors je te souhaite beaucoup de courage pour la suite de ta vie, pour relever tes défis quotidiens, et surtout, pour ta croissance personnelle 😉.



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